Lettre aux lâches qui ferment les yeux

Ou

Pourquoi lutter pour le sort des Prisonnier Politiques Bretons ?

 

 

Ceux qui luttent depuis désormais des mois dans l'inquiétude contre la répression ou plutôt l'oppression policière française en Bretagne, sont à mon sens engagés dans un combat courageux et méritent le soutien de tous.

 

Pourtant, une frange de la population et des hommes politiques tant Bretons que Français abordent le sujet de nos compatriotes incarcérés avec parfois de l'hostilité, souvent avec du mépris, toujours avec embarras.

 

On assimile trop souvent les défenseurs des prisonniers avec de supposés groupes extrémistes. Pourtant le problème posé ne relève pas seulement du militantisme actif, voire acharné, mais avant tout DES DROITS ELEMENTAIRES DE CES HOMMES et devrait donc concerner tous ceux qui d'habitude prétendent avoir des valeurs 'humanistes', 'démocratiques' et 'solidaires' ; ces prétendus défenseurs de leur République indivisiblement décrétée par eux - même 'pays des droits de l'homme' (avec tout les contradictions relevés par les organisations et comités traitant du sujet) sont coupables de lâcheté ; ils n'ignorent rien de la situation mais ne font rien…

 

Alors pourquoi lutter et se démarquer de ces lâches ?

 

· Parce que les prisonniers politiques bretons dépendent d'une juridiction d'exception ( l'exception en matière de justice et de détention n'est-elle pas déjà contraire aux droits de l'Homme ?) : garde à vue de 96 heures, avocat seulement à partir de la 72è heure, détention préventive en région parisienne, super juges disposant de pouvoir de seigneurs (Le Vert & Co)…

· Parce que trois prisonniers politiques bretons ne reçoivent pas les soins adaptés et que leur état depuis leur arrestation n'a cessé de s'aggraver : un diabétique, devenu insulino-dépendant, n'est pas correctement suivi ; un accidenté de la route en attente d'une hypothétique opération qui chute en allant voir le juge ; un autre, père d'un petit garçon, atteint de problèmes thyroïdiens, voit son état se dégrader. Va-t-on les laisser crever en silence ?

· Parce que leurs lettres sont ouvertes, leur courrier censuré, de nombreuses publications leur sont interdites, en totale contradiction avec leur droit à l'information et à la libre expression.

· Parce que certains sont en prison depuis plus d'un an alors qu'aucun procès n'a encore eu lieu et que le dossier est plus mince que ne le devient un gréviste de la faim. Disparition de la présomption d'innocence ?

· Parce que certaines personnes relâchées se voient interdire de communiquer avec d'autres tel ce journaliste breton qui ne peut même pas parler avec son rédacteur en chef. Où est la liberté de la presse ?

· Parce que les amis, familles et membres du mouvement auquel appartenaient les militants arrêtés continuent de subir des pressions inacceptables comme ces deux animateurs de radios renvoyés uniquement pour leur appartenance à un parti breton.

 

 

Les responsables de cette situation seront toujours plus coupables que les prétendus 'dangereux terroristes' dont fait probablement partie cette pauvre dame de 78 ans mise en garde à vue. Car pendant que les gens se taisent et se terrent chez eux plutôt que d'agir, les arrestations continuent !

 

Les pires de tous sont encore les partis politiques qui 'soutiennent' les revendications des prisonniers politiques mais qui disparaissent dès que l'action sur le terrain est sollicitée. Lorsque l'on adopte une position à des fins humanitaires (comprenons bien 'électoralistes') il faut encore les assumer.

 

Que les autres ouvrent les yeux, apprennent à différencier la propagande du ministère de l'Intérieur de l'information réelle et se joignent à ceux qui luttent.

 

La devise des prisonniers politiques bretons est " Osons lutter, osons vaincre ", alors OUI osons…

 

OLC

Gréviste de la Faim

RENNES

 

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