La révolution industrielle et ses
conséquences furent désastreuses pour la race humaine. L'accroissement
de l'espérance de vie de ceux vivant dans les pays développés
se fit sur le dos d'êtres humains soumis à des régimes dictatoriaux.
Étant les principaux commanditaires des oppresseurs, ils nous procurent la matière première à-bon-marché nécessaire à notre mode de vie.
Ce faisant nous affligeons des nations entières, nous imposons des fardeaux indignes pour approvisionner notre confort matériel.
Souvent au détriment de l'environnement, ces interventions hypothèquent des générations à venir sans possibilité d'en appeler ou d'en être dédommagés.
Leurs terres violées et dénudées de leurs ressources vitales, les indigents dérobés, s'endettent et ce soumettent sans broncher à la prochaine ronde d'hécatombe.
La poursuite du développement technologique ne fera qu'exacerber cette situation. Celui-ci nous mènera probablement à des perturbations sociales et psychologiques insoutenables même au sein de sociétés dites: "avancées".
Peut-être que le système techno-industriel survivra, peut-être pas. S'il survit, il pourrait éventuellement engendrer de bas niveaux de détresse psychologiques et physique.
Mais cela ce produirait seulement après que nous ayons enduré une longue période d'adversité qui nous aura réduits à l'état de simple produit issu de l'ingénierie sociale.
Par surcroît s'il survit, les conséquences seront irrémédiables: sans façon de le réformer ou de le modifier, nous serons des dépravés, notre dignité annihilée par l'assujettissement, sans autonomie réelle, nous mourrons d'ennui.
Si le système défaillit,dépendant de celui-ci, nous serons, donc à sa merci. Le plus d'importance nous lui accordons, plus désastreuses seront les conséquences d'un déraillement.
Alors vaut mieux qu'il éclate plus tôt que trop tard. Révolutionnaires nous prodiguons qu'une rébellion est essentielle pour démanteler le système industriel.
Cette révolution engendrera ou pas de la violence; elle pourrait être subite ou relativement longue.
Nous ne pouvons le prédire. Mais en contrepartie nous esquissons un portrait très général des mesures que devraient prendre les gens qui haïssent ce système. Pour qu'ils préparent ladite révolution, avec ceux qui sont contre la présente forme de société.
Ceci n'est pas une révolution politique. Son but n'est pas de renverser le pouvoir des gouvernements, mais plutôt les bases économiques et technologiques qui sont à l'origine de la présente société.
Pratiquement tous les gens sont d'accord pour dire que nous vivons dans une société profondément perturbé: ce fait en soi n'est qu'une de ces manifestations perturbatrices. Celles-ci expriment explicitement la folie consensuelle s'emparant de la sanité mentale des gens vivants au sein de ce monde.
Par conséquent nos propos définissant la psychologie gauchiste peuvent nous servir d'introduction à une discussion sur les problèmes de la société moderne en général.
Qu'est-ce que le gauchisme? Pendant la deuxième moitié du vingtième siècle le gauchisme pourrait avoir été associé au socialisme.
Aujourd'hui ce mouvement est fragmenté et il n'est pas clair ce qui peut être qualifié de gauchiste. Quand nous parlons de gauchiste dans cet exposé, nous avons surtout à l'esprit des socialistes, des collectivistes du genre "politiquement correct", des féministes, des gais, des activistes oeuvrant pour la cause des handicapés, les droits des animaux et pour leurs pairs.
Deux des traits psychologiques prédominants du gauchisme moderne sont issus de ce que nous appelons la culture des sentiments d'infériorités et de l'hyperpromiscuitisme.
L'acculturation aux sentiments d'infériorités est une des caractéristiques représentant un certain segment du gauchisme moderne; mais celui-ci est très influent...
La rectitude politique a son château fort chez les professeurs universitaires bénéficiant de salaires avantageux et d'une sécurité d'emploi. La très grande majorité du corps professoral est composée d'hommes hétérosexuels provenant de familles de la moyenne et haute bourgeoisie.
Plusieurs gauchistes s'identifient intensément aux groupes ayant une image de faiblesse (femmes), de déshérités (autochtone), de répulsifs (homosexuels), ou autrement inférieurs (victimisés). Les gauchistes ne l'admettraient jamais mais s'ils s'identifient aux problématiques de ces groupes, c'est justement parce qu'ils perçoivent ceux-ci comme tels (Nous ne disons pas que les femmes, les autochtones etc. sont inférieurs; nous ne faisons qu'illustrer notre point vue à propos de la psychologie des gauchistes).
Les féministes sont désespérément anxieuses de prouver qu'elles sont aussi fortes et habilles que les hommes. Les gauchistes ont tendance à haïr n'importe quoi projetant une image de marque, de succès, de performance.
Ils haïssent l'Amérique, haïssent la civilisation occidentale, les mâles blancs, le sens rationnel, parce que ces caractéristiques sont associées aux gens puissants et influents.
Des conceptions comme la confiance en soi ou l'autosuffisance, l'initiative, l'entrepreneuriat, l'optimisme, etc., jouissent d'un statue laissant-à-désiré dans ce qui en gros constitue l'argumentaire soutendant le courant de pensée gauchiste.
Le gauchiste s'oppose à l'individualité, pro-collectiviste, il s'imagine que la vie en société va régler tous les problèmes à notre place... Le gauchiste antagonise le compétitif parce qu'au plus profond de lui, il se sent perdant...
Son complexe d'infériorité est si imbriqué en lui qu'il ne peut se percevoir comme dominateur ou même se trouver précieux. Ainsi donc au sein de son collectif, le gauchiste peut se sentir valorisé puisqu'il s'imagine remplissant son rôle de moyeu bien rodé au sein d'une grosse machination bienfaitrice, d'une grosse organisation ou d'un grand mouvement de masse, auquel il s'identifie.
Le code moral de notre société est si exigeant que personne ne peut penser, ressentir et agir en accord avec ses valeurs. Par exemple nous ne sommes pas supposés haïr qui que ce soit, mais quoi qu'il en soit tout le monde haïs quand même quelqu'un à une occasion ou à une autre, que nous l'admettions ou pas.
Certaines personnes socialisent tellement que cette activité impose de sérieuses limites à leur capacité de réfléchir, de ressentir ou même d'agir en accord avec leurs valeurs morales.
Pour se dispenser du sentiment de la honte, ils s'illusionnent continuellement et pour se justifier, ils échappent des explications à l'emporte-pièce s'en rapportant aux motifs conditionnant leurs jugements sans fondements.
Le terme sursocialisé qualifie cette absence de caractère prononcé chez un individu. La sursocialisation peut mener à une piètre image de soi, à un sentiment d'impuissance, au défaitisme, à l'indisposition, etc. Un des moyens les plus importants que la société utilise pour civiliser sa progéniture est de la culpabiliser en réprimandant les comportements contraires aux attentes de celle-ci.
Si cela est surfait, ou si des enfants sont particulièrement susceptibles face à ce genre de conditionnement, éventuellement ils finissent tous par avoir peur d'être eux-mêmes...
La majorité des gens s'adonnent régulièrement à des activités qualifiées de malsaines, d'illicites. Ils mentent, commettent de petits crimes, désobéissent à différentes règles du code de la sécurité routière, négligent dans l'exercice de leurs fonctions certaines responsabilité, ils colportent des potins. Machinéens, ils concoctent des guets-apens pour accentuer leur statut social.
La personne hyperpromiscuitive n'est aucunement autorisée à commettre des écarts de conduite, et quand elle en fait, elle se hait et se dénigre pour avoir défailli.
La morale dénie au sursocialisé la capacité d'expérimenter hors du code établi alors qu'en retour, elle entretient le doute ou des ressentiments liés à la culpabilité. En résumé il ne peut penser des pensées "sales".
La socialisation n'est pas seulement concernée par la moralité, on nous socialise aussi pour que nous nous conformions aux innombrables comportements standardisés qui ne sont même pas concernés par l'éthique.
Donc le sursocialisé est conduit par une très courte laisse, son itinéraire: l'étroite trame de vie que la société a établie pour lui.
Chez plusieurs personnes sursocialisées, l'appréhension de cet état de fait, engendre une apathie débilitante qui par la suite dégénère rapidement. À moins qu'il ne trouve les moyens de se libérer ces contraintes insupportables.
Nous stipulons que la sursocialisation est parmi les aberrations les plus sérieuses que les êtres humains peuvent s'occasionner les uns aux autres...
Voilà qui illustre bien la façon selon laquelle le gauchiste démontre son attachement profond envers les conventions de notre société tout en prétendant se rebeller contre certaines d'entre elles.
Plusieurs gauchistes militent pour l'affirmation positive, en faveur des gens défavorisés. Ils veulent que leur gouvernement impose des quotas d'embauche pour que des moins bien nantis occupent des positions de prestige, pour l'amélioration de l'éducation de ceux-ci et de la société en général .
Le gauchiste désire allouer plus de fonds au solde des nécessiteux qu'ils qualifient de plaie disgracieuse de la société. Désirant les intégrer à tout prix dans le système, ils désirent en faire des directeurs exécutifs, des avocats, des techniciens, des scientifiques à l'image de la classe moyenne, de la bourgeoisie.
Les gauchistes rétorquent que la dernière chose qu'ils veulent faire des démunis, ce sont des copies conformes à leurs visions de la vie, au contraire ils vous diront qu'ils souhaitent préserver les particularités spécifiques des cultures pour qu'elles perdurent.
Mais en fait, face à des particularismes, les gauchistes s'en balancent souverainement, tant et aussi longtemps que ceux-ci n'interfèrent pas avec ce qu'ils cherchent vraiment à faire d'eux, c'est-à-dire des sujets conformes à leurs idéaux.
La responsabilité, la non-violence, l'ambition sont des valeurs clefs pour le système techno-industriel. Donc un mouvement exalté opposant la technologie, se positionne de façon à éviter toute collaboration avec les gauchistes.
Le gauchisme à long terme est inconséquent avec la nature sauvage, la liberté des humains alors que l'anti-gauchiste prône l'élimination de la technologie moderne...
Les êtres humains ont un besoin intrinsèque (sûrement issu de leur biologie) de quelque chose que nous nommons le processus du pouvoir. Ceci est proche parent du besoin de pouvoir (qui est grandement reconnu) mais qui n'est pas exactement la même chose.
Le procédé du pouvoir comporte plusieurs éléments. L'un des trois plus saillants d'entre eux étant celui que nous nommons la quête de buts (tout le monde a des buts dont l'accomplissement requiert de l'effort et qui nécessite qu'au moins certains soient atteints).
Un quatrième élément plus difficile à cerner celui-ci, ne s'adresse pas nécessairement à tous les gens. Nous l'appelons l'autonomie, nous y ferons allusion dans ce qui suit... Nous départageons la quête humaine en trois groupes:
1. Ceux dont la quête peut être satisfaite avec un effort minimal:
2. Ceux don la quête peut être satisfaite mais seulement au prix d'effort laborieux;
3. Ceux qui peuvent être adéquatement satisfaits quelque soit l'effort, leurs étant dévolus:
Le processus du pouvoir est un procédé qui satisfait la quête du deuxième groupe. Plus il y a de requêtes issues du troisième groupe, et plus il y a de frustrations, de hargne, de colère, de dépressions, etc.... Dans la société industrielle moderne la quête naturelle des humains tend à être promulguée du premier au troisième groupe. Les retardataires du second groupe ont tendance à graduellement se consacrer du troisième type donc à des quêtes créées artificiellement.
Il est vrai que l'homme primitif est impuissant contre quelque chose qui le menace; la maladie par exemple. Mais nous pouvons accepter les risques de la maladie stoïquement.
Cela fait partie de l'ordre naturel des choses, ce n'est la faute de personne, à moins que ce soit la faute d'une entité démoniaque issue de notre imagination.
Alors que les menaces hantant l'individu moderne ont tendance à être créées de toutes pièces par sa société. Elles ne sont pas le résultat de changement mais elles s'imposent à lui par l'entremise d'autres individus, dont les décisions, que lui en tant qu'individu lui-même, ne peut influencer. Conséquemment, il se sent brimé, humilié et fâché...
Ainsi, l'homme primitif dérive pour la plus grande partie de son sentiment de sécurité, de son propre chef (en tant qu'individu ou faisant partie d'un petit groupe) alors que la sécurité de l'homme moderne dépend d'entité impersonnelle désincarnée dont les mécanismes du pouvoir sont trop obscurs pour qu'il en appréhende le fonctionnement. Incapable d'influer significativement cet appareillage, la quête de sécurité de l'homme moderne à tendance être recoupé dans le groupe 1 et 3; dans certains domaines (nourriture, gîte, etc.), il assure sa sécurité au prix d'efforts nominaux tandis que dans d'autres, il ne peut l'atteindre indépendamment...
Par la présente, nous insinuons que l'obsession de la longévité, du maintien de sa vigueur et de son pouvoir d'attraction sexuel à un age avancé, découle de l'insipidité ingrate de la vie de l'homme moderne. Surtout causée par les privations reliées à son incapacité d'exercer une influence significative au sein des processus du pouvoir. La crise existentielle de la quarantaine et le manque de motivation à procréer sont symptomatiques du mal de vivre dans nos sociétés. Des maux qui par ailleurs sont pratiquement absents dans les cultures primitives...
Quelqu'un va dire que la société se doit de donner aux gens, l'opportunité de s'engager dans le processus du pouvoir. Pour ces personnes, la valeur d'opportunités telles, sont en elle-même a la base de l'anéantissement de ce dit "pouvoir".
Ce que les gens ont vraiment besoin c'est de trouver et de créer leurs propres opportunités. Tant et aussi longtemps que le système les laisses sous cette impression, il les maintient dans son giron d'assujettissement.
Pour acquérir l'autonomie réelle nous devons nous affranchir de son emprise. Finalement, nous considérons qu'il est dégradant d'assouvir ses besoins en s'engageant dans des processus de pouvoir illusoire à travers des activités commanditées par le dit système, au lieu de poursuivre de vrais buts.
Nul n'a besoin de s'exténuer pour satisfaire ses besoins physiques et d'autant moins de se créer des objectifs artificiels en soi.
Nous utilisons le terme "activité palliative" pour désigner une activité qui est dirigée en fonction de l'atteinte de buts artificiels que certaines personnes se fixent simplement pour avoir un plan à réaliser et en dériver un sentiment d'accomplissement.
Laissez-moi vous démontrer comment distinguer une activité palliative d'une réelle. Une quelconque personne consacre une bonne quantité de temps et d'énergie à l'atteinte du but X, alors demandez-vous : Si cette personne dévouait la plupart de ses énergies en fonction d'assouvir ses besoins biologiques de base et qu'ils requerraient d'elle une utilisation variée et intéressante de ses différentes facultés, se sentirait-elle sérieusement brimée par le fait qu'elle n'aurait pas atteint le but X. La réponse est non, alors dans ce cas la poursuite du but X est une activité palliative...
Dans la société moderne industrielle, seulement un effort minimal est requis pour satisfaire les besoins de base d'un individu. Nous nous satisfaisons de programmes d'entraînement pour inculquer des techniques pernicieuses, après ce fait on nous demande de nous présenter à temps pour que nous assumions ponctuellement notre fonction.
Ces préalables sont relativement modestes et nécessitent une intelligence pas particulièrement développée, par contre, ce qui nous incombe, exige de nous tous, une obéissance indéfectible...
La société moderne est saturée d'activité palliative. À ce chapitre nous incluons le travail scientifique, l'athlétisme, le travail humanitaire, la création artistique et littéraire, l'échelonnement de la hiérarchie corporative. L'acquisition d'argent et de matériel, significativement, et par de là le point où nous en avons réellement besoin se qualifie aussi ainsi à notre avis. L'engagement social, le soutien moral ou financier de causes n'affectant pas du tout la condition du principal intéressé, sont aussi des activités vides de sens. Dites-moi comment un opulent peut travailler à l'avancement de la cause des pauvres. À bien y voir, c'est comme si c'était déjà fait.
Pour la plupart des gens, c'est à travers le processus du pouvoir, en ayant un but, qu'ils accomplissent un effort autonome et atteignent celui-ci.
Cet alors que l'estime personnelle, la confiance en soi et la sensation de pouvoir est acquise. Quand quelqu'un n'a pas d'opportunité de s'exercer au sein de ce procédé, il en résulte des conséquences comme (en fonction de l'individu et de la façon selon laquelle le pouvoir est octroyé) l'ennui, la perte de motivation, une piètre image de soi, l'anxiété, la culpabilité, la frustration, l'abus parental, l'hédonisme à outrance, les comportements sexuels anormaux, les troubles du sommeil, l'anorexie, etc...
Qu'importe lequel des symptômes pathologiques courants se manifestant dans les sociétés du passé, au sein de notre société industrielle moderne, ils sont prévalant et se présentent sur une échelle monumentale.
Nous ne sommes pas les seuls à avoir dénoté que le monde d'aujourd'hui semble devenir crack pot. Cet état de fait n'est pas normal pour les sociétés humaines.
Il y a fort à parier que les sociétés primitives souffraient bien moins du stress et de la frustration. Toute proportion gardée, comparativement, nous sommes beaucoup plus affligés que nos ancêtres le fussent. Nous attribuons les problèmes sociaux-psychologiques à la société moderne et à la servitude que celle-ci requiert de nous.
Présentement, notre mode de vie, est totalement étranger à la plus grande partie des milliers d'années que l'évolution nous édicta.
Nos présentes conditions de vie entrent en conflit non seulement avec ce qui est ci-dessus mentionné mais aussi à cause de notre mise en retrait des processus du pouvoir.
Pour les sociétés primitives le monde naturel (qui change très lentement) procure un cadre stable, donc un certain réconfort.
Dans le monde moderne c'est la société des humains qui domine l'ordre naturel au lieu du bon sens. Tributaire de l'évolution technologique rapide, la société moderne change continuellement donc elle impose un cadre de vie instable.
Les conservateurs sont crédules: Ils râlent à propos de la dégradation des valeurs traditionnelles tout en étant d'enthousiaste supporteur du progrès technologique et de la croissance économique. Apparemment, il ne leur est jamais venu à l'idée que l'on ne peut faire des changements drastiques sans causer des altérations d'ensembles des aspects de la société. Par conséquent directs, des changements abrupts perturberont inévitablement l'ordre des choses.
Nous arguons que la société techno-industrielle ne peut être réformée de manière telle que nous pourrions prévenir l'effritement progressif des sphères de liberté humaine.
Parce que le mot liberté peut être interprété de plusieurs façons, nous devons énoncer clairement de quel genre de liberté nous nous préoccupons. Par liberté nous signifions l'opportunité de cheminer au sein du processus du pouvoir avec des vrais buts et non des activités palliatives et sans interférence, manipulation ou surintendance de qui ou de quoique ce soit, particulièrement de la part d'une quelconque organisation démesurée.
La liberté signifie être en charge (soi en tant qu'individu ou tant que petit groupe) des questions de vie ou de mort concernant l'existence même d'un individu: la nourriture, les vêtements, le gîte et la protection des aléas de son environnement.
Liberté signifie avoir du pouvoir sur les circonstances influençant son destin et non sur celles impartissant les autres. Personne n'a de liberté si une organisation (surtout une grande organisation) à du pouvoir sur un autre individu. Quel que soient la nature de sa régence et la permissivité avec laquelle ce pouvoir peut être exercé.
Il est important de ne pas confondre pouvoir avec laisser-aller... Il est mentionné que nous vivons dans une société libre parce que nous avons un certain nombre de droits garantis et enchâssés dans notre constitution.
Toutefois ceux-ci ne sont pas aussi significatifs qu'ils peuvent le sembler à première vue. Notre degré de liberté tangible dans une société est déterminé plus en fonction de ses structures économiques et technologiques que par ses lois ou la forme que prend son gouvernement.
Pour ce qui a trait à nos droits constitutionnels, considérez l'exemple patent de la liberté de presse. Nous ne voulons certainement pas dénigrer ce droit; c'est un outil très important pour limiter la concentration du pouvoir politique et pour garder ceux qui disposent de pouvoir politique à l'oeil en exposant toute forme de malversation.
Par contre le pouvoir des médias est très peu utilisé par le citoyen moyen. Les médias de masses sont surtout sous l'emprise de conglomérats intégrés à plusieurs niveaux de la société.
N'importe qui, qui a de l'argent, peut reprographier un message, le télédistribuer par l'entremise de l'internet ou d'une quelconque façon, mais il n'a certainement aucune emprise véritable sur le volume faramineux d'informations déferlant sur la place publique.
Donc son effort de communiquer et sa volonté sont submergés dans la profusion des moyens de diffusion des larges organisations. Pour un groupe ou un individu, attirer l'attention de la population sur un sujet donné est une tâche indûment ardue.
Prenez-nous, par exemple, si nous n'avions jamais perpétré d'attentats violents et si nous avions proposé ces écrits chez un éditeur, ceux-ci n'auraient certainement pas été publiés.
Si oui, ils n'auraient pas captivé l'attention de beaucoup de lecteurs car c'est plus plaisant de regarder du divertissement produit à grands frais et promu à grand renfort de publicité à la télé , que de se taper un essai sobre de notre genre. Même si l'essai en question aurait bénéficié d'un lectorat particulièrement abondant, celui-ci aurait oublié la majeure partie de son contenu en un moins que rien de temps.
Puisque notre message aurait été noyé dans la surabondance perpétuelle qui est entretenue par les médias de masses.
Donc à cause de cet état de fait, pour véhiculer notre Message à grand tirage et pour imbriquer une Impression indélébile dans la conscience collective, nous avons dû tuer des gens...
Les droits constitutionnels ne sont utiles que jusqu'à un certain point. Passé celui-ci, vous empiéterez par de la frontière bien gardée de la conception bourgeoise de la liberté.
Selon eux être un homme libre c'est essentiellement être un engrenage de la machinerie sociétale. En celle-ci nous n'avons de droit que dans les limites prescrites.
Les libertés sont conçues de façon à ce que nous soyons essentiellement au service de la société et non de l'individu... Nous ne devrions pas présumer qu'une personne a suffisamment de liberté parce qu'elle affirme qu'elle en a assez.
La liberté est restreinte en partie par mesure de contrôle psychologique qu'imposent les grandes puissances sur les gens incrédules. Le monde en général considère plus la liberté comme un hasard régi dans le cadre strict des conventions sociales et par des nécessités ayant des fondements réels. Il n'est pas possible de faire des compromis durables entre la technologie et la liberté parce que la technologie est beaucoup plus puissante que l'ordre social.
La technologie nous assujetti de plus en plus au mépris de notre liberté, elle nous force à nous compromettre, nous nous devons d'adhérer avec de moins en moins de marge, à son protocole, à sa logique implacable.
Le système ne peut être réformé, notre nature et la technologie ne peuvent être réconciliées.
La science et la technologie sont l'exemple le plus probant d'une activité palliative... pour travailler surtout pour s'actualiser,elles se substituent au travail en soi... Ainsi la science chemine aveuglément, sans égard au vrai bien-être de la race humaine ou à la considération de quelqu'autres standards, obéissants seulement qu'aux besoins psychologiques des scientifiques, des dignitaires mandaté par le gouvernement et des exécutifs corporatifs qui fournissent la part du lion des fonds alloués à la recherche...
Le système doit forcer les gens à agir de certaines façons qui sont de plus en plus dénaturées de leur mode de fonctionnement usuel. Par exemple, le système a besoin de scientifiques, de mathématiciens et d'ingénieurs. Il ne peut fonctionner sans eux. Alors de fortes pressions sont exercées sur les enfants pour qu'ils excellent dans ces domaines d'activités. Ce n'est pas naturel d'être adolescent et de passer le plus gros temps assis à son bureau absorbé par des études.
Un adolescent normal veut passer du temps en contact avec le monde réel. Parmi les peuplades primitives, les enfants sont encouragés à tendre l'oreille, à être en harmonie avec leurs impulsions naturelles d'humains.
Chez les autochtones américains, par exemple, les mâles sont encouragés à poursuivre des activités extérieures vigoureuses. Justement, c'est la sorte de passe-temps que les garçons aiment.
Mais les enfants dans nos sociétés sont enrôlés, enrégimentés dans des études techniques, qu'ils assument non sans une certaine hargne.
A cause de la pression constante que le système exerce pour modifier le comportement humain, il y a un accroissement graduel de gens qui ne veulent ou ne peuvent s'adapter aux changements qui s'imposent à la société; les parasites bénéficiant de mesures d'assistance sociales, les membres de gang de jeunes, les adeptes de l'occulte, les rebelles anarchistes, les environnementalistes radicaux saboteurs, les décrocheurs, les marginaux, les objecteurs de consciences de tous acabits.
Dans une société avancée, le destin d'un individu doit dépendre de décisions qu'il ne peut personnellement influencer significativement. Une société technologique ne peut être fragmentée en de petits secteurs autonomes occupés par des communautés d'intérêts conviviales.
Puisque la production industrielle réquisitionne en elle même de larges éventails de gens et de ressources, elle coopte des plans affectant l'ensemble de ses membres et de ses actifs.
Alors la société se doit d'être hautement organisée et ses décisions sont prises dans les officines restreintes du pouvoir par des élus, des comités d'experts spécialisés, des émissaires lobbyistes issus du monde corporatiste et même si nous votons quand vient le temps des élections, le poids relatif d'un individu dans le processus décisionnel est dilué au millionième près, donc trop insignifiant.
La plupart des individus sont incapables d'influencer l'appareil de façon mesurable dans une société avancée. Le système essaie de résoudre cette problématique en employant la propagande que les gens réclament, les décisions ayant déjà été prisent pour eux, et même s'ils réussissaient à les convaincre qu'ils ont de l'influence, cette mesure démontrerait à quel point leur condescendance peut nous mener.
Si le système défaillit, il risque de survenir une période trouble s'apparentant aux grands bouleversements de l'histoire, répertoriée à certains points tournant par le passé. Normalement, après l'avènement d'un nouvel élément, un nouveau facteur perturbateur.
Il est impossible de prédire ce qui émergera d'un tel bouleversement. Mais quoi qu'il en soit, la race humaine s'accordera une nouvelle chance. Le grand danger est que la société industrielle commence à se reconstituer en quelques années, après ce nouvel état de fait accompli.
Il se trouvera sûrement des types avides de pouvoir qui seront anxieux de remettre les manufactures en fonction. À ce moment, deux tâches confronteront ceux qui haïssent l'asservissement, sous lequel, nous croulons au sein du système industriel.
Premièrement, nous devons exacerber les points névralgiques stratégiques de l'appareillage. Le soulèvement à l'encontre de notre société devient une possibilité, une fois que celle-ci est fragilisée . Secondo, il est nécessaire de développer et de propager une idéologie qui nous aidera à nous assurer que la société se désintègre au point où toute tentative de la reconstituer à la façon d'antan, soit impossible.
Donc les manufactures doivent être rasées de la carte, les publications techniques brûlées... Personne ne sait ce qui découlera des conséquences de l'amincissement de la couche d'ozone, des répercussions reliées à l'effet de serre et des autres problèmes que nous ne pouvons prédire.
Comme la prolifération de la technologie nucléaire nous le démontrera, nous ne pouvons nous soustraire au pouvoir dévastateur des dictateurs démagogues malintentionnés. Imaginez-vous ce que des pays sous le joug de régimes totalitaires comme la Corée ou l'Irak feront de l'ingénierie génétique?
"Oh!" S'exclameront les technophiles, la science va tout régler ça! Nous conquerrons la famine, éliminerons les souffrances psychologiques, nous rendrons tous les gens en santé et joyeux!
Oui, oui, vraiment. Y déjà 200 ans, quand la révolution industrielle commença; ont nous annonçaient le même genre de foutaises.
Les résultats maintenant parlent d'eux-mêmes... L'humain moyen contrôle peut-être certaines machines lui appartiennant comme une automobile ou un ordinateur personnel, toutefois le contrôle de systèmes tendues de machines continueront d'être l'apanage de petites castes d'élites comme c'est le cas aujourd'hui avec deux différences.
Grâce aux techniques améliorées, l'élite aura un contrôle plus grand sur les masses; à cause que le labeur des humains ne sera plus nécessaire et même excédentaire, superflu. Sans usage courant, les maîtres d'oeuvre de l'élite, pourront en disposer à sa guise.
A l'autre extrême, des scénarios des plus apocalyptiques où l'élite continuera de provoquer des génocides sélectifs pour se délester des indésirables, pour pouvoir repartir en neuf et départager entre eux, les décombres de notre civilisation.
Si l'élite provient d'une souche moins virulente de la culture bourgeoise, elle pourrait agir avec beaucoup d'empathie en s'assurant que sous des conditions hygiéniques et psychologiques contrôlées, les besoins physiques de chacun, soient bien assurés, fournissant de saines occupations à sa population.
La conception de rejeton insipide et sans caractéristique distinctive pour nous prémunir de quelque discordance...
Des humains issus du génie génétique dans une telle société nous serions sûrement heureux mais loin, très loin d'être libres. Leurs statuts s'apparenteraient à celui d'un animal domestiqué.
Les technophiles nous mènent tous dans une course à obstacles sans retenue vers l'inconnu. Plusieurs gens comprennent une partie de ce que le progrès technologique nous réserve mais ils adoptent à son égard une attitude passive et résignée envers celui-ci car ils le croient inévitable.
Cependant nous ne pensons pas que c'est inévitable. Nous pensons que nous pouvons l'arrêter... Nous n'entretenons aucune illusion sur la faisabilité d'une création sociétale idéale. Notre but est seulement de détruire la société dans sa présente forme.
Une idéologie, pour engendrer un support enthousiaste, doit avoir un côté positif tout en ayant un négatif; elle se doit d'être pour quelque chose et contre une autre.
L'idéal positif que nous proposons est naturel. D'une nature sauvage; les aspects du fonctionnement de la terre et de ses composantes vivantes sont indépendants de l'interférence et du contrôle humain.
En la nature sauvage nous incluons la nature humaine par laquelle nous exprimons les aspects du fonctionnement de l'individualité.
Adaptation de l'Anglais au Français
de M.X.T.M.
Tirée d'un Résumé de 5000 Mots
du Manifeste du Unabomber
L'intégrale, lors de sa publication,
comportait 35 000 mots.